L'oeil, le sens parfait pour tout réaliser.
L'odorat

L'odorat

Sens permettant la perception des odeurs, dont les récepteurs sont localisés dans les fosses nasales chez les vertébrés, sur les antennes chez les insectes, et qui joue un rôle de premier plan chez la plupart des espèces, tant aquatiques que terrestres.

Les huiles essentielles.


Les huiles essentielles peuvent être utilisées de différentes manières par voie olfactive : en inhalation sèche en déposant 1 à 2 gouttes sur un mouchoir avant inspiration, en appliquant quelques gouttes sur le poignet richement vascularisé, ce qui permet d’associer la voie respiratoire et la voie sanguine ou bien en diffusion dans l’atmosphère.


Elle peut être enfin inhalée directement dans le flacon.

Les effets psychologiques des huiles essentielles


Ces effets sont indirects puisque ils passent par l’olfaction.


Émotions et odeurs sont intimement liées, le système olfactif communique, en effet, avec le centre des émotions. Il existe donc des mécanismes psychologiques indirects induits par un stimulus olfactif.


Toutefois les odeurs influencent le comportement par un effet physiologique c’est-à-dire qu’elles agissent directement sur l’organisme physique, sans intervention du système olfactif bien que les effets psychologiques et physiques apparaissent souvent simultanément.


Il a été observé que le bébé prématuré réagissait de façon très différenciée à deux odeurs très contrastées : celle de vanille et celle du beurre rance.

L’odeur de vanille induit des réponses faciales jugées comme exprimant le consentement, l’acceptation alors que l’odeur de beurre rance provoque des mimiques lues comme exprimant le rejet ou le dégoût.


Le plus surprenant est venu de l’analyse de la réactivité respiratoire : l’exposition du bébé prématuré à ces deux odeurs peut entraîner des modifications sensibles de son rythme respiratoire.

Quand se répand une mauvaise odeur, la respiration de bébé se ralentit, alors qu’elle s’accélère quand se répand une odeur agréable.

En travaillant sur les états de stress, un neuropsychiatre américain, Jonathan Mueller, a saisi l’intérêt des odeurs.


Leur pouvoir d’activer des sensations positives de bien-être et de sécurité s’avère précieux pour soigner la souffrance psychique car l’expérience olfactive amène à se tourner vers le soi, l’intime, le ressenti.

les huiles essentielles, une aide précieuse.


Les plantes aromatiques constituent un excellent terrain de travail pour réapprendre à utiliser le sens de l’odorat en s’attachant à observer leur odeur.


Ce travail s’effectue en plusieurs étapes.


Il est relativement facile de déceler, dans un premier temps, dans une huile essentielle la présence de composants particuliers assez courants : par exemple, le camphre dans la lavande stœchade ou l’alpha- pinène en abondance dans le pin maritime.


La démarche reste analytique : on relie une odeur à un composant biochimique dont l’odeur est facilement identifiable.


Dans un second temps, une saisie plus sensible consiste à utiliser des métaphores pour décrire une note olfactive : ainsi, à propos de certaines hélichryses sauvages, on évoquera des notes dorées, orangées, évocatrices de la soie ou d’un tissu finement ouvragé ou de nuances rappelant une atmosphère feutrée.


D’autres huiles essentielles moins « lumineuses » feront apparaître des notes plus sombres, plus ramassées, plus ancrées ou denses évoquant un minéral dur et lisse par exemple.

Un travail plus difficile est d’observer les effets de l’olfaction sur le corps comme si, tout à coup, on devenait capable de lire en direct les propriétés thérapeutiques d’une plante en inhalant sa quintessence que constitue son huile essentielle.

Telle olfaction réveille, par exemple, une douleur d’une région traumatisée ou certaines cicatrices, telle autre suscite un mieux-être au niveau bronchique.

Un stade ultérieur, plus délicat, permet d’appréhender le « ressenti » des effets de l’huile essentielle inhalée sur le psychisme en se mettant dans un état de détente intérieure.

Ce stade est une mise en connexion directe avec la plante avec la saisie de son arôme dans sa globalité.


Ainsi, l’inhalation de l’huile essentielle de romarin stimule fortement l’intellect, la mémoire, tandis que l’hélichryse ramène à la mémoire des blessures psychologiques anciennes.


D’autres huiles essentielles clarifieront les pensées ou les émotions par exemple. Certes l’approche semble très subjective et s’éloigne du paradigme « analytique » en vigueur mais cette pratique permet d’accéder à des éléments de connaissance de la plante et ne sont pas des « projections personnelles » car les observations de groupe de travail convergent.

Les massages.


Les massages aux huiles essentielles sont pratiqués depuis l'antiquité. Parce qu'ils allient les bienfaits des massages eux-mêmes aux bienfaits des huiles essentielles, ils procurent, en fonction des huiles essentielles utilisées, détente, tonicité, soulagement, plaisir...


Il convient de diluer les huiles essentielles dans un support huileux (huile végétale, beurre végétal...) avant application sur la peau. Cette application est considérée comme la moins risquée, la plus rapide et offrant l'action la plus prolongée.


Prudence en revanche car certaines huiles essentielles sont particulèrement puissantes et nécessitent des dosages moindre pour une utilisation cutanée et PentaEsthésies est là pour vous conseiller !

Définition


L'odeur du bon pain frais chez le boulanger ou d'une pizza au four, ça réveille l'appétit, non ? L'odorat fait partie, avec le goût, l'ouïe, le toucher et la vue, des cinq sens qui permettent de percevoir les aliments.


Les odeurs sont perçues par le nez. Les substances olfactives parviennent au nez par l'air que l'on respire. On parle alors d'olfaction orthonasale.


Une fois ces substances inhalées, des processus chimiques se succèdent rapidement au niveau des muqueuses nasales et vous font percevoir l'odeur. Cela se produit grâce à des « récepteurs », c'est-à-dire à des cellules situées dans les muqueuses nasales qui fixent les substances olfactives. Ces récepteurs transmettent un stimulus à différentes zones du cerveau.


En plus de cette olfaction orthonasale, nous percevons les odeurs par voie rétronasale, c'est-à-dire par la cavité buccale.


Voilà comment ça se passe : lors du masticage, les substances olfactives parviennent à des récepteurs par des connexions directes du pharynx avec les fosses nasales, et ces récepteurs assurent la perception, comme dans le cas de l'olfaction orthonasale. Nous percevons donc l'odeur des aliments une fois directement, par le nez, et une fois indirectement, par la bouche.


Même si vous pensez percevoir un goût, dans 80 % des cas c'est le nez qui perçoit : autrement dit, vous ne percevez pas un goût, mais une odeur.


C'est parce que le nez est capable de distinguer d'innombrables arômes et odeurs, en fait beaucoup plus que les goûts perçus par la langue. Il existe presque 20 000 odeurs différentes, et chacune ont au moins 10 degrés d'intensité. Mais on ne perçoit pas toutes les substances olfactives libérées par un aliment ou un plat. L'arôme du café, par exemple, se compose d'environ 800 substances olfactives.

L'odorat est donc essentiel si l'on veut profiter pleinement d'un repas ou d'un aliment. Car le goût et l'odorat sont intimement liés, et sont mutuellement responsables de l'expérience gustative.


Vous rappelez-vous, la dernière fois que vous étiez enrhumé, lorsque votre nez était pris, que vous ne sentiez plus rien ?

D'un coup, vos aliments sont devenus fades et leur goût, désagréable. Cela prouve l'importance de l'odorat dans la perception du goût.


Les images gustatives qui se créent en lien avec nos perceptions sensorielles sont bien ancrées dans la mémoire et souvent, nous nous rappelons avec précision certains goûts perçus il y a longtemps. Ainsi, nous gardons souvent en mémoire l'odeur de certains plats de notre enfance. Mais on peut aussi garder de mauvais souvenirs olfactifs, qui suscitent le dégoût : poisson mort, huile rance ou fruits pourris. L'odorat assure donc également une fonction corporelle protectrice.

Comment fonctionne l'olfaction ?


Des extraits de rose, de clou de girofle, de gingembre, de café... Ces stimuli olfactifs entretiennent l’odorat que l’on sait sensible aux attaques virales et au vieillissement.


  1. Les produits odorants entrent dans les fosses nasales. Bien mastiquer permet aussi de libérer un maximum de molécules odorantes dans l’arrière-gorge qui ensuite passent dans la cavité nasale.

  2. Les odorants atteignent l’épithélium olfactif : le message chimique est transformé en message électrique et stimule la formation de nouveaux neurones sensoriels.

  3. Le message odorant est transmis au bulbe olfactif dans le cerveau.

  4. Il parvient à l’amygdale et l’hippocampe. L’amygdale traite l’émotion, agréable ou désagréable, déclenchée par l’odeur. L’hippocampe joue un rôle essentiel dans le processus de la mémoire. Voilà pourquoi les odeurs sont reliées à nos souvenirs !

  5. Le message odorant arrive au cortex orbifrontal, l’organe du parfumeur. C’est lui qui traite les sensations conscientes de l’odorat et du goût.

Les médecins pourraient tirer des odeurs plus d’usages qu’ils ne font,

car j’ai souvent aperçu qu’elles me changent et agissent mes esprits suivant ce qu’elles sont.” (Montaigne)